Kagyu Yiga Tcheu Ling Index du Forum Kagyu Yiga Tcheu Ling
Forum des membres de l'association de pratique du Dharma "Kagyu Yiga Tcheu Ling"
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Congrégation Pel Drukpay Tcheutsok

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Kagyu Yiga Tcheu Ling Index du Forum -> Dharma -> Centres bouddhistes en France
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Frédéric
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Sep 2009
Messages: 97

MessagePosté le: Mar 15 Sep - 09:49 (2009)    Sujet du message: Congrégation Pel Drukpay Tcheutsok Répondre en citant

La lignée Drukpa remonte au Bouddha primordial Vajradhara, par Tilopa, Naropa, Marpa, Milarepa, Gampopa puis Phagmo Droupa, Lingtchen Répa et Tsangpa Gyaré. Un jour, Tsangpa Gyaré, trésor de compassion et émanation du glorieux Naropa, gravaissait une colline à la recherche d'un endroit où construire un monastère, dans une contrée appelée "Nam". Il vit dans le ciel neuf dragons qui firent entendre par trois fois leur formidables grondements. Il donna le nom de "Druk" au monastère qu'il bâtit à cet endroit : "Nam Druk Séwa Jangchoup Ling". Il est à l'origine de la lignée des Gyalwang Drukpa.

Biographie du 12° Gyalwang Drukpa ici : http://www.drukpa-fr.org/biographies/biography_main_fr.htm

C'est en 1984 que Sa Sainteté le Gyalwang Drukpa envoya Khenpo Yéshé Cheudar Rimpoché en France, près de Monaco, pour y fonder un centre du Dharma. Sous son impulsion fut créé un an plus tard, le centre Drukpa de Plouray (Morbihan). En 1986, Sa Sainteté vint pour la première fois en France. Il bénit le centre de Plouray, l'institua centre européen de la lignée Drukpa et lui donna le nom de "Druk Toupten Cheukor Ling".

Il existe également un centre Drukpa à Ivry-sur-Seine (94) et un autre à Monaco.

http://www.drukpa.eu/


_________________
Frédéric


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 15 Sep - 09:49 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Frédéric
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Sep 2009
Messages: 97

MessagePosté le: Mer 16 Sep - 09:44 (2009)    Sujet du message: Congrégation Pel Drukpay Tcheutsok Répondre en citant

La lignée Drukpa Kargyud




Quelle est l'origine de la lignée Drukpa Kargyud dont au Tibet on avait coutume de dire : " La moitié des gens sont Drukpa, la moitié des Drukpa sont des yogis et la moitié de ces derniers sont des siddhas " ?

La transmission remonte au Bouddha Shakyamouni puis, après une succession de nombreux maîtres tels que Nagarjouna, elle passe par le saint indien Tilopa qui eut une vision directe de la réalité ultime manifestée sous l'aspect de Vajradhara. Tilopa eut un disciple renommé, le glorieux yogi indien Naropa qui devint le maître de Marpa, traducteur et premier maître tibétain de la lignée qui vécut au onzième siècle et dont l'existence fut prophétisée par Gourou Rinpoché. Marpa traduisit la principale partie des textes qui constituent l'héritage commun de toute la famille Kagyupa. Son principal disciple s'appelait Milarépa, le saint ascète jamais égalé, dont la vie et les chants sont célèbres dans le monde entier, qui eut Gampopa, semblable au soleil, et Rétchoungpa, semblable à la lune, comme disciples principaux. Gampopa établit la tradition Kagyupa, fondée sur le mahamoudra et assura la transmission monastique. Rétchoungpa perpétua la tradition des yogis et assura la transmission orale des enseignements ésotériques. Gampopa eut quatre grands fils spirituels qui fondèrent respectivement les lignées Drigoung Kagyu, Drukpa Kargyud, Karma Kagyu et Takloung Kagyu. Il prophétisa que, bien que ces lignées appartiennent à la même famille de la transmission orale Kagyupa, l'une d'elles se distinguerait par la qualité de ses pratiquants du mahamoudra et des yogas, la lignée Drukpa, et qu'elle devrait donc s'appeler la lignée de la transmission blanche : " Kargyupa ". Un de ces quatre grands disciples était Pagmo Droupa. De même que Rétchoungpa, il fut choisi comme maître-racine par Lingtchen Répa qui eut lui-même pour disciple Tsangpa Gyaré, le premier Gyalwang Drukpa (en effet, à cette époque et ce jusqu'au quatrième, les détenteurs de la lignée portaient le titre de " Gyalwang Drukchen ", qui devint " Gyalwang Drukpa " sous l'impulsion respectueuse de tous les maîtres, chen signifiant " grand "). L'actuel Gyalwang Drukpa a cependant rétabli le titre originel " Drukpa ".

Drogueun Tsangpa Gyaré naquit en 1161 dans la province de Tsang, au Tibet central. Sa naissance fut accompagnée de nombreux signes qui montraient clairement qu'il était de nature surhumaine. Déjà pendant sa grossesse, sa mère entendait résonner le son des enseignements. Elle fit un rêve prémonitoire où elle voyait un homme si éclatant et si radieux qu'il semblait de cristal. Il portait des vêtements et des ornements semblables à ceux de Tchènrézi. C'est au moment de la conception que la mère fit ce rêve et eut le sentiment que cet être merveilleux pénétrait en son corps par le sein droit et elle le dit à son mari. Ce fut un temps privilégié pour elle, son esprit étant empreint de félicité et son corps ne s'étant jamais senti aussi bien.

L'enfant naquit dans un éblouissant tissu de lumière. Effrayés par ce phénomène et pensant que leur nouveau-né n'était pas un être humain, ses parents l'abandonnèrent aussitôt. C'est alors un vautour, émanation d'une divinité, qui prit soin de lui en protégeant la sphère lumineuse sous ses ailes, comme il l'aurait fait d'un œuf. Puis, dérangé, le vautour s'envola et l'on trouva le bébé assis dans la posture du lotus, une grande lumière irradiant de son corps. Immédiatement après, il étendit une jambe et laissa une empreinte dans la pierre que toucha son pied.

Il fut élevé par des saints et le récit de cette naissance miraculeuse se répandit très loin. Les gens se pressèrent vers la demeure de l'enfant pour recevoir sa bénédiction. Tout jeune, Tsangpa Gyaré attirait déjà des foules d'enfants autour de lui. Il s'asseyait sur un rocher au milieu d'eux et leur enseignait le dharma.

Par la suite, il acquit une maîtrise sans précédent des soutras et des tantras. Guidé par Lingtchen Répa, il réalisa les six yogas de Naropa et le mahamoudra. Grâce à sa maîtrise de la respiration, comme Milarépa, il développa une chaleur corporelle suffisante pour ne porter qu'une simple robe de coton et reçut ainsi le titre de " répa ".

Après avoir obtenu la réalisation, Tsangpa Gyaré se rendit à Lhobrak, dans le Tibet méridional où il révéla le " trésor " caché des instructions sur les " six saveurs identiques " que Rétchoungpa avait rapportées de l'Inde et placées dans un endroit secret afin qu'elles soient découvertes en temps opportun. Par ailleurs, au cours d'une méditation longue de trois mois qu'il fit sous un arbre sans changer de posture, sept bouddhas lui apparurent qui lui révélèrent les enseignements les plus ésotériques, qu'il classa et présenta par la suite sous le titre : Les sept liens interdépendants de bon augure (enseignements particuliers à la lignée Drukpa Kargyud).

Il fonda le centre monastique Shédroup Tcheukhor Ling à Raloung dans la province du Tsang, qui devint plus tard le siège de la lignée. Finalement, son maître, satisfait des résultats parfaits de sa pratique, le chargea d'établir plus largement la lignée afin que les enseignements puissent être transmis à un grand nombre de disciples.

Tsangpa Gyaré partit donc dans la province de U à la recherche d'un endroit propice où construire un nouveau monastère. Alors qu'il franchissait un col élevé, il entendit un très grand bruit. Neuf dragons surgirent dans le ciel en rugissant et une pluie de fleurs miraculeuse se mit à tomber. En réalité, ces dragons étaient la manifestation de neuf mahasiddhas indiens. Devant ce prodige, il décida qu'à cet endroit devait être édifié le monastère. Le lieu prit le nom de Namdrouk (Nam signifiant " ciel " et drouk " dragon " ou " tonnerre " car on appelle le tonnerre le " rugissement du dragon " en tibétain). Le monastère fut appelé Drouk Séwa Djangtchoup Ling, " le pays de l'éveil de la lignée du dragon " car, tout naturellement, la lignée fut baptisée à partir de ce moment-là " Drukpa Kargyud ". Il resta longtemps le principal monastère de l'ordre. Enfin, parce qu'il eut cette vision, Tsangpa Gyaré fut nommé " Drouk Tamtché Khyenpa ", c'est-à-dire " Dragon omniscient ".

Le premier enseignement public qu'il donna fut suivi par quelques trente mille personnes dont on dit que vingt-huit mille étaient déjà des siddhas totalement accomplis.

La tradition Drukpa Kargyud prit alors un grand essor. Le premier Gyalwang Drukpa eut de nombreux disciples réalisés qui propagèrent les enseignements jusqu'en Chine, en Mongolie, en Afghanistan, au Turkestan, au Sri Lanka et dans divers pays himalayens comme le Népal et on dit même jusque dans le royaume des nagas et des dévas.

Parmi les importantes activités de Tsangpa Gyaré, il convient de citer encore l'ouverture du centre de pèlerinage de Tsari. Sur les instructions d'une dakini, il rendit cet endroit très secret et caché du sud du Tibet accessible à tous. Cette montagne où l'on dit que demeurent les dakinis reste toujours l'un des hauts lieux spirituels les plus visités.

Peu avant son passage au-delà, le premier Drukpa rédigea un testament prophétique sur l'avenir de la lignée, qui disait qu'à une succession de neuf grands maîtres portant le titre de sengué (ou " lion " en tibétain), feraient suite tour à tour les émanations des trois bodhisattvas Avalokiteshvara, Vajrapani et Manjoushri. Il déclara aussi que, pendant cette période, il résiderait dans le pur royaume d'Akanishta, après quoi, il reviendrait en ce monde.

Il quitta son corps en 1211. Son cœur, sa langue, ses yeux, son crâne et sa colonne vertébrale restèrent intacts lors de l'incinération. On retrouva l'image de Manjoushri, de Vajrapani et d'Avalokiteshvara sur son crâne et vingt et une images d'Avalokiteshvara sur sa colonne vertébrale. Ces reliques existent encore de nos jours.

" On a beau méditer de neuf manières et d'aucune, sans avoir dompté la pensée, l'état de bouddha est nulle part ", disait-il.

Après sa mort, l'école Drukpa se divisa en trois branches : celle du nord, celle du milieu et celle du sud, en raison de l'immensité des territoires où elle s'était développée.

Conformément à la prophétie du premier Gyalwang Drukpa, l'enseignement de l'école prospéra sous l'autorité et la conduite de douze grands maîtres avant qu'il ne reprenne naissance en la personne de Kunga Peldjor, le second Drukpa qui vécut de 1428 à 1476.

Kunga Peldjor fut couramment connu sous le nom de Gyalwang Djé, titre qui lui fut donné par les dakinis et que portèrent par la suite tous les Drukpa. Il fut célèbre dans tout le Tibet et c'est au cours de sa vie que les ornements en os de Naropa (qui symbolisent les six yogas) et que le vase initiatique transmis par Marpa à Ngok Tcheudhor furent remis au Gyalwang Drukpa, en témoignage de sa réalisation spirituelle et conformément à la prophétie de Naropa lui-même. De plus, il eut la vision de Gampopa lui conférant l'autorité de chef spirituel suprême de toute l'école Kagyupa, ce qui explique pourquoi depuis lors, seuls les Drukpa peuvent s'asseoir sur le trône de Gampopa. Ses disciples les plus connus furent le médecin et grand yogi Thangtong Gyelpo et les trois fous divins Drukpa Kunleg, U Nyeun et Tsang Nyeun.

Le troisième Gyalwang Drukpa s'appelait Djamyang Tcheudrak et vécut de 1478 à 1523. Il reçut, trois mois durant, des enseignements de Rétchoungpa qui lui apparut en vision. Bien après sa mort, il se manifesta devant témoins en tant que yogi, sous une apparence immatérielle.

Le quatrième Drukpa, Kunkhyen Péma Karpo (1527-1592), fut un très grand érudit et le plus réputé de tous les Gyalwang Drukpa. Son œuvre est classée parmi les ouvrages littéraires classiques du bouddhisme tibétain et représente une partie du corpus principal de toute la tradition Kagyupa. Le cinquième Dalaï Lama était un de ses fervents admirateurs et l'honorait d'ailleurs en l'appelant " le grand lama de tous les grands lamas ". Ses principaux disciples furent le premier Drukpa Yongzin Rinpoché et le premier Tcheugueun Rinpoché. Eux-mêmes eurent pour disciples le premier Zigar Rinpoché et le premier Khamtrul Rinpoché.

Il eut deux tulkous : Pagsam Wangpo (1593-1641) qui fut reconnu comme étant le cinquième Drukpa et dont le principal disciple fut Taktsang Répa qui fonda le monastère d'Hémis au Ladakh, et Chabdroung Ngawang Namgyal qui partit établir l'école Drukpa Kargyud au Bhoutan. Là, l'école exerça une si forte influence que les enseignements Drukpa furent décrétés religion officielle et que le royaume prit le nom de " Drouk Yul " ou " Pays du Dragon ".

Le sixième Gyalwang Drukpa, Mipam Wangpo (1641-1717) fut célèbre dans tout le Tibet sous le nom de Drouk Tamtché Khyenpa (Dragon omniscient).

Son successeur, Kagyu Trinlé Chingta (1718-1766), eut des liens très étroits avec le Gyalwa Karmapa et le Taï Sitou Rinpoché de l'époque. Il maîtrisa les enseignements de la lignée Changpa Kagyu et restaura les principaux stoupas du Népal (Swayambounath, Bodhnath et Namo bouddha).

Le huitième Drukpa Rinpoché Kunzik Tcheunang (1768-1822), eut de nombreuses révélations et assuma la responsabilité de toute la lignée Kagyu. C'est lui qui reconnut les réincarnations du Dalaï Lama, du Karmapa et de nombreux autres maîtres de son époque.

Comme Péma Karpo, le neuvième Gyalwang Drukpa Jigme Mingyour Wangyal (1823-1883) prépara la fameuse pilule arc-en-ciel (dja tsounga) qui libère du samsara. Il fut très proche du quatorzième Karmapa et du huitième Pawo Rinpoché. Comme beaucoup déploraient sa vie de reclus, il prédit qu'il aurait deux réincarnations très actives.

L'une fut reconnue en tant que dixième Drukpa, Mipam Tcheukyi Wangpo (1884-1930) dont le maître fut le grand siddha Shakya Shri. Prévoyant que dans le futur, le dharma et la lignée connaîtraient des temps difficiles, il se maria et eut un fils : Thouksay Rinpoché (ou " Précieux Fils du cœur "), qui assura la régence dans les dures conditions de l'exil après l'invasion du Tibet par les Chinois en 1959. Après l'incinération de l'enveloppe terrestre de ce Drukpa, de nombreuses reliques furent découvertes dans les cendres, dont une en forme d'Avalokiteshvara. L'autre réincarnation fut Amdzom Drukpa qui, en accord avec la prédiction, suivit la tradition dzoktchèn et en devint un des maîtres les plus fameux.

Le onzième Drukpa Tenzin Khenrab Guélek Wangpo (1931-1960) s'enfuit du Tibet en 1959 avec Kyabjé Thouksay Rinpoché. Malheureusement, dès son arrivée en Inde, il mourut, en promettant cependant à Thouksay Rinpoché de se manifester dans un proche avenir en Inde.

Tous les Gyalwang Drukpa Rinpoché furent de grands maîtres spirituels et nous avons la chance de pouvoir actuellement rencontrer et écouter le douzième détenteur du nom, Jigmé Péma Wangchen, qui pour le bien de tous, voyage dans le monde entier à la demande de ses disciples.
_________________
Frédéric


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:45 (2018)    Sujet du message: Congrégation Pel Drukpay Tcheutsok

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Kagyu Yiga Tcheu Ling Index du Forum -> Dharma -> Centres bouddhistes en France Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | faire son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Orancia phpBB Theme by Kaelys
Powered by phpBB © 2001, 2003 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com